Chers camarades,
J’ai le plaisir de vous adresser trois études qui seront publiées ce jeudi 29 janvier.
Promotions internes au statut de cadre : un levier important pour les cadres et les entreprises
Cette étude, basée sur l’exploitation des données issues des DSN 2021 et 2022 (Insee) et complétée d’une enquête qualitative menée par l’Apec en 2025 montre qu’en 2022, 1,2% des salariés
non-cadres, sont devenus cadres. Cette proportion atteint 3,6% dans les services à forte valeur ajoutée (informatique, ingénierie, conseil, banque, etc.). Les promotions internes vers le statut de
cadre prennent différentes formes, de la régularisation sans changement de missions jusqu'à l'évolution directe vers un poste de cadre manager. Pour les entreprises, les promotions internes
constituent des outils clés de fidélisation et d'attractivité. Les entreprises interrogées insistent toutefois sur la nécessité d’un accompagnement adapté, variable selon la taille de l’entreprise et
le type de promotion, pour réussir ces transitions.
Portrait statistique des demandeurs d'emploi cadre seniors (étude commune avec France Travail)
Cette étude s’inscrit dans le cadre de l’accord cadre avec France Travail qui prévoit une étude annuelle sur des enjeux communs.
Sans surprise, cette étude montre que chez les cadres, les seniors de 50 ans et plus sont davantage exposés au chômage que la moyenne (taux de chômage de 4,6% versus 4,2%) et sont plus touchés par
le chômage de longue durée. Ils représentent une population conséquente : en juin 2025, 210 000 demandeurs d'emploi de 50 ans et plus recherchaient un emploi de cadre. 60% perçoivent une
indemnisation, inférieur à 2000 euros pour un tiers d’entre eux, et certains font face à des difficultés financières marquées : 6% sont bénéficiaires du RSA (soit environ 10 000 personnes)..
Face à ces enjeux, l’Apec et France Travail réaffirment leur engagement : soutenir les talents expérimentés à travers des actions ciblées et sensibiliser les entreprises à la valeur de l’expérience,
perçue non comme un risque, mais comme un atout à intégrer.
Baromètre Apec 1er trimestre 2026 : après 2 années moroses, un infléchissement qui reste à confirmer
La contraction du marché de l’emploi cadre observée en 2024 s’est poursuivie au cours de l’année 2025. Au 4e trimestre, 8% des entreprises ont embauché au moins un cadre, soit 2 points de
moins en un an. Cette proportion n’a jamais été aussi basse depuis le début de la mesure en décembre 2020. Le début de l’année 2026 s’annonce sous de meilleurs auspices. Le regain d'investissement
prévu par l'Insee (+0,3% au 1er trimestre, +0,4% au second) devrait susciter des besoins en compétences cadres. Ces signes positifs se concrétisent dans les intentions d’embauche des grandes
structures. Elles remontent pour le 1er trimestre 2026 (+3 pts en un an), après avoir baissé de trimestre en trimestre depuis mi-2024. Ce coup d’arrêt à la tendance baissière dans les
grandes structures constitue un bon présage, même si les recruteurs font encore preuve de prudence, et que la tendance ne se vérifie pas à stade pour les TPE.
Côté cadres et jeunes diplômés, la période actuelle est jugée peu favorable à une évolution professionnelle et beaucoup envisagent une mobilité externe en cas d’amélioration du marché en 2026.
Bonne lecture
Amitiés syndicalistes
Eric PERES
Secrétaire général FO-Cadres
Tel : +33666520606
eric.peres@fo-cadres.fr
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